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Écouteurs Nothing : design et rapport prix

Nothing s'est fait connaître par un boîtier transparent et une communication soignée. Derrière l'objet, il y a un catalogue court, des fonctions techniques rarement présentes à ce prix, et quelques faiblesses persistantes.

Mis à jour le 16 juillet 2026

Sommaire
  1. La signature sonore maison
  2. Application et suivi logiciel
  3. Pièces détachées et réparabilité
  4. Les gammes actuelles
  5. Modèles recommandés
  6. À qui cette marque ne convient pas
  7. Questions fréquentes

La signature sonore maison

Le réglage d'usine est modérément chaleureux : grave nettement présent, médium correct, aigu suffisamment relevé pour éviter la sensation de voile. C'est un compromis grand public, plus mesuré que la courbe en V de JBL mais plus démonstratif que l'équilibre de Sennheiser. Sur les générations récentes, la marque met en avant une collaboration avec un constructeur britannique d'enceintes pour la calibration ; l'effet mesurable est un bas médium mieux tenu, ce qui donne des voix plus lisibles à volume élevé.

La vraie différence face aux concurrents du même segment se joue dans l'application, qui propose un égaliseur avancé à plusieurs bandes avec réglage du facteur de qualité — une fonction habituellement réservée au haut de gamme. Vous pouvez donc corriger précisément, et pas seulement choisir entre trois presets. Notre guide sur la lecture d'une courbe de réponse explique comment procéder sans dégrader le résultat.

Le LDAC est pris en charge sur plusieurs modèles, ce qui reste rare à ce niveau de prix. L'utilité pratique doit toutefois être relativisée : sur des écouteurs de milieu de gamme, le transducteur limite le résultat bien avant le codec. Voir notre guide des codecs Bluetooth pour ce que le débit apporte, et ce qu'il n'apporte pas.

Ce que vous achetez vraiment

Un milieu de gamme complet, avec des fonctions logicielles habituellement absentes à ce prix. Pas un concurrent du haut de gamme : l'isolement et le micro restent d'un cran en dessous des références du marché.

Application et suivi logiciel

Nothing X est disponible sur Android et sur iOS, ce qui n'est pas donné à tout le monde — Samsung ne propose rien sur iPhone. Elle gère l'égaliseur avancé, l'intensité de la réduction de bruit, un test d'ajustement des embouts, la personnalisation des commandes par pincement de la tige, le multipoint et les mises à jour du micrologiciel.

Le rythme de mise à jour est un point fort observable : plusieurs modèles ont reçu des ajouts de fonctions après leur sortie, notamment du côté de l'égaliseur et des commandes. La marque ne publie cependant aucun engagement chiffré sur la durée du suivi de ses écouteurs, contrairement à ce qu'elle fait pour ses téléphones. Ne considérez donc pas la régularité passée comme une garantie contractuelle.

Le multipoint fonctionne correctement, avec la limite classique du basculement audio qui prend une à deux secondes. Les cas d'échec et leurs causes sont détaillés dans notre guide du multipoint Bluetooth.

Pièces détachées et réparabilité

C'est la zone d'ombre. Les écouteurs sont collés et la batterie soudée, comme partout, mais Nothing ne dispose pas d'un réseau de service après-vente comparable à celui des grands constructeurs. En France, la prise en charge passe par le revendeur ou par un support en ligne, et le remplacement d'un écouteur seul n'est pas une procédure standardisée. Sur un produit de milieu de gamme, cela pèse : perdre un écouteur revient souvent à racheter la paire.

Les embouts d'origine se trouvent moins facilement que ceux des marques installées. Le diamètre du fût est standard, donc des embouts universels conviennent, y compris en mousse à mémoire de forme, qui améliorent sensiblement l'isolement. Le boîtier transparent, enfin, se raye plus visiblement qu'une finition mate : c'est cosmétique, mais c'est le premier reproche que font les utilisateurs après six mois.

Les gammes actuelles

GammeFormatSegmentPour qui
EarIntra fermé, ANC, LDACMilieu de gammeUsage quotidien complet, transports
Ear (a)Intra fermé, ANCMilieu de gamme basMême base, quelques fonctions en moins
Ear (open)Oreille libre, crochetMilieu de gammeMarche, bureau, conscience de l'environnement
Ear (stick)Intra ouvert, sans emboutEntrée de gammeCeux qui ne supportent pas l'embout
CMFIntra ferméEntrée de gammeBudget serré, second jeu

La sous-marque CMF est le point d'attention. Elle partage le langage visuel et une partie de l'application, mais pas le niveau de finition ni les composants. Ce sont des produits d'entrée de gamme corrects pour leur prix, à ne pas confondre avec la gamme principale quand vous comparez des fiches en ligne — la même confusion que celle que nous décrivons pour les gammes JBL.

Le modèle sans embout mérite aussi une mise en garde. Sans joint dans le conduit, il n'y a ni isolation passive ni réduction de bruit efficace, et le grave chute. C'est un choix de confort assumé, pas un compromis technique, et il relève de la même famille que les écouteurs à oreille libre, pas des intras fermés.

Modèles recommandés sur le site

La gamme Ear est celle que nous retenons : c'est là que se concentrent le LDAC, l'égaliseur avancé et la meilleure ANC de la marque. Notre test des Nothing Ear mesure l'isolement, le micro et le confort sur plusieurs semaines, et le modèle figure dans notre comparatif à moins de 100 €.

Sur un budget plus serré, la variante allégée reste cohérente et se compare directement aux propositions d'Anker Soundcore, qui domine ce segment depuis plus longtemps. Pour un usage Android général, les deux marques figurent dans notre sélection Android.

À qui cette marque ne convient pas

À ceux qui cherchent l'isolement maximal. L'ANC des modèles Nothing est bonne pour son segment et nettement en dessous des références du haut de gamme sur un vol ou dans le métro. Les chiffres en décibels annoncés correspondent à un pic mesuré dans des conditions favorables, pas à une atténuation moyenne — le mécanisme est expliqué dans notre guide de la réduction de bruit active, et les alternatives dans notre comparatif ANC.

À ceux qui passent beaucoup d'appels. C'est la faiblesse la plus constante de la gamme. En pièce calme le rendu est propre ; dès qu'il y a du vent ou une rue passante, le traitement hache la voix. Voir notre comparatif appels et télétravail.

Aux sportifs. Les indices d'étanchéité restent modestes et aucun modèle n'offre d'ailette de maintien digne de ce nom.

À ceux qui veulent un service après-vente solide. Réseau plus léger que celui des grandes marques, remplacement à l'unité non standardisé. Si vous perdez régulièrement vos affaires, c'est un critère à peser.

Questions fréquentes

Les écouteurs Nothing fonctionnent-ils bien avec un iPhone ?

Oui pour l'essentiel. L'application Nothing X existe sur iOS et donne accès à l'égaliseur, à la réduction de bruit et aux mises à jour. Vous perdez en revanche le LDAC, qu'iOS ne prend pas en charge, et les raccourcis propres aux téléphones de la marque.

La réduction de bruit annoncée par Nothing est-elle réaliste ?

Les chiffres en décibels communiqués par les constructeurs correspondent à un pic mesuré sur une bande de fréquences favorable, pas à une atténuation moyenne. À l'usage, l'isolement des modèles Nothing se situe dans la bonne moyenne du milieu de gamme, en dessous des références du haut de gamme.

Faut-il un téléphone Nothing pour en profiter ?

Non. Les fonctions principales marchent sur n'importe quel Android et sur iOS. Un téléphone de la marque ajoute surtout des raccourcis système et une intégration des commandes, rien qui change la qualité sonore ou l'isolement.

Le boîtier transparent est-il fragile ?

Le plastique transparent marque plus vite que les finitions mates : micro-rayures visibles en lumière rasante après quelques mois de poche. C'est un défaut cosmétique, pas structurel, mais il est plus voyant que sur un boîtier classique.

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